Jeudi 8 août - 20h30

Ensemble 17e

Danses, madrigaux et sonates

Programme

Jean-François Dandrieu (1682 – 1738)
Offertoire pour le Jour de Pâques (« O filii et filiae »)

Peeter Cornet (1570 – 1633)
Courante

4 variations

Henry Purcell (1659 – 1695)
Voluntary on the Old 100th

Dietrich Buxtehude (1637 – 1707)
Passacaglia in d (BuxVW161)

Louis Couperin (1626 – 1661)
Chaconne en sol

Johann Sebastian Bach (1685 – 1750)
Passacaglia in c (BWV582)

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809 – 1847)
Andante con variazioni

Denis Bédard (1950*)
Variations sur « The Old Hundredth »

Maestoso – Con moto – Vivo – Scherzando –
Misterioso – Moderato – Allegro molto

Danses, madrigaux et sonates

 

Ce programme de musiques des 16ème et 17ème siècles vous invite à la contemplation d’une rosace où se trouvent réunis une grande richesse et une grande diversité d’expressions musicales entre 1550 et 1700.

Plusieurs écoles, dans l’Europe d’alors encore très morcelée, ont spécialement choyé l’écriture contrapuntique, que ce soit au nord (Buxtehude, Rosenmüller) ou au sud, en passant par l’Espagne et l’Italie, sans oublier le flamand Sweelinck.

Tous ces compositeurs traitent avec grand bonheur l’écriture contrapuntique et se régalent de faire dialoguer le cornet à bouquin et le violon, laissant à chaque instrument la possibilité de dévoiler les richesses expressives et la palette de couleurs dans les pièces en solo.

C’est aussi à cette époque que, petit à petit, le violon, instrument virtuose, va prendre la place du cornet à bouquin, qui disparaîtra presque totalement au 18ème siècle.

Martine Reymond

 

Le tournant du XVIe siècle est au centre de mutations décisives pour la musique élaborée. Jusqu’alors essentiellement liée à la voix et à l’office religieux, l’expression musicale évoluait dans un cadre “utilitaire“ bien défini et circonscrit, où la polyphonie dictait ses règles de conduite. Autour de 1600, on bascule progressivement de la Renaissance au Baroque. En s’émancipant de la voix, les instruments accélèrent le passage de la modalité à la tonalité et ouvrent la voie à des audaces chromatiques et virtuoses jamais imaginées. La basse continue crée une nouvelle hiérarchie, une nouvelle écriture.

Le cornet à bouquin, jusqu’alors instrument roi des cours et cathédrales, subira de plein fouet l’art nouveau. Instrument d’une extrême virtuosité, seuls les meilleurs musiciens arrivaient à maîtriser son jeu et sa redoutable intonation très liée encore aux modes “ecclésiastiques“. Le violon se glissera alors sur la scène et, en un demi-siècle, l’évincera presque complètement de sa place privilégiée.

RI

Josquin Piguet

 

Elève de trompette au Conservatoire de Lausanne, c’est grâce aux rencontres « Harmoniques », en 2004, qu’il fait plus ample connaissance avec les cuivres anciens et débute la trompette naturelle avec Robert Ischer l’année suivante.
Le cornet à bouquin suivra un an plus tard.

Il étudie parallèlement le piano jazz à l’EJMA (Jean-François Dessibourg) et participe au Festival de Musique Improvisée de Lausanne.

Titulaire d’une bourse de la Fondation Crescendo, il entre en 2011 en classe de cornet à bouquin (Bruce Dickey) et de trompette naturelle (Jean-François Madeuf) à la Schola cantorum basiliensis. Il en ressort en 2016 avec un Master de trompette naturelle, et entre alors dans la classe de cornet de William Dongois à la HEM de Genève, où il termine actuellement son Master de cornet à bouquin.

Rare spécialiste à la fois du cornet à bouquin et de la trompette naturelle, Josquin Piguet est appelé, en Suisse et à l’étranger, à se joindre à différentes formations de renom, dédiées à la reconstitution historiquement justifiée de la musique ancienne.

Martine Reymond

 

est l’organiste titulaire du Temple Saint-Vincent de Montreux (Suisse).

Après un Diplôme d’orgue au Conservatoire de Lausanne, elle obtient le Prix de virtuosité du Conservatoire de Genève.

Elle complète ensuite sa formation lors de divers stages internationaux auprès de Marie-Claire Alain, Ton Koopman, Michael Schneider et Giorgio Carnini.

Elle acquiert également, au Centre de musique ancienne de Genève, la pratique des notations anciennes, ce qui lui permet d’aborder l’ensemble du répertoire à partir des sources originales.

Comme soliste, elle est l’invitée régulière de festivals européens (Madrid, Paris, Londres, Berlin, Varsovie, Turin, Bologne, Amsterdam…), activité qu’elle complète, en Suisse, par sa participation à de nombreux ensembles vocaux et de musique de chambre comme claveciniste ou organiste.

Elle enseigne l’orgue et le clavecin au Conservatoire de Montreux.

Hélène Galatea Conrad

 

a étudié le violon à la Haute Ecole de Musique de Genève dans la classe de Stefan Muhmenthaler. Elle y a obtenu un Bachelor en 2009 et un Master en pédagogie en 2011.

Désireuse de se spécialiser dans la musique ancienne, elle rejoint alors la classe de violon baroque de Florence Malgoire au Département de Musique Ancienne de la même HEM, nouveau parcours couronné par un Master en interprétation spécialisé dans la pratique des instruments historiques. 

Parallèlement à ses études, elle entreprend une recherche sur les liens rhétoriques et émotionnels entre la musique et les images en collaboration avec le Centre Interfacultaire des Sciences Affectives et le Geneva Emotion and Music Lab. Souhaitant lier son univers avec d’autres formes d’expressions artistiques, elle travaille souvent avec des conteurs, des danseurs, des artistes visuels et a participé à plusieurs ateliers transdisciplinaires.