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Dimanche 8 mars

Ensemble à cordes Nachtigall

L’Arlésienne

Jean-Dominique Bruttin, récitant

Programme

WOFGANG-AMADEUS MOZART (1756 – 1791)

Divertimento KV 136 en Ré majeur

BENJAMIN BRITTEN (1913 – 1972)

Sentimental Saraband (extrait de la Simple Symphony)

GEORGES BIZET (1838 – 1875)

L’Arlésienne, Suites nos 1 et 2

Paroles d’Alphonse Daudet (Les Lettres de mon moulin),

arrangement musical pour septuor à cordes de René Falquet

Ensemble Nachtigall

Créé en 1993 par Jean-Pierre Papazyan, Kaspar Maurer et Philippe Jaques, L’Ensemble Nachtigall est à « géométrie variable ». Il se produit en trio, quatuor, quintette, septuor ou octuor, et ceci dans une très grande variété de styles, allant de Mozart à Pärt en passant par Strauss ou Joplin.

1er violon : Kevin Brady

D’origine irlandaise, il a été l’élève de Jaroslav Vanacek à Dublin, et de Corrado Romano à Genève. Il a travaillé la musique de chambre avec Doris Rossiaud et Arpad Gerecz. Il fut membre de I’OSR de 1979 à 1989.

1er alto : Kaspar Maurer

Il est diplômé du Conservatoire de Genève et luthier (« Violin Making School of America » de Salt Lake City).

1er violoncelle : Philippe Jaques

Il étudie le violoncelle au Conservatoire de Genève (classes de François Courvoisier et Claude Viala). Il suit également des cours de musique de chambre avec Arpad Gerecz et obtient un certificat dans la classe de Philippe Mermoud.

2ème violon : Camille Dinkel

2ème alto : Nicolas Aubert

2ème violoncelle : Danièle Falquet

Contrebasse : Hervé Donche

Le récitant est Jean-Dominique Bruttin.

L’Arlésienne:

L’Arlésienne:

En 1862, au cours d’une discussion avec son ami Alphonse Daudet, le poète Frédéric Mistral évoque les circonstances tragiques du décès de son neveu : à Ia suite d’une déception amoureuse, le jeune homme se jette par la fenêtre du mas familial.

En 1869, Daudet reprend le fait divers dans une nouvelle publiée dans les Lettres de mon moulin sous le titre de L’Arlésienne.

En 1872, ce thème sera repris au Théâtre du Vaudeville, à Paris, avec une musique de scène de Georges Bizet. L ‘œuvre comporte 27 numéros dont notamment 6 chœurs et de nombreux mélodrames (superposition de la voix parlée et de l’orchestre).

Pour l’époque, ce sera un échec, avec seulement 21 représentations ; conscient de la valeur de son travail, Bizet réunit alors plusieurs pages de la partition en une suite pour grand orchestre, qui sera créée avec grand succès par les Concerts Pasdeloup.

Quatre ans après la mort du compositeur survenue en 1875, son élève Ernest Guiraud élabore une 2ème suite avec d’autres extraits de musique de Bizet, dans la même somptueuse orchestration.

Là encore, le succès est au rendez-vous, et l’habitude se crée d’exécuter les deux suites en concert (durée : environ 40 minutes).

Ce que vous entendrez dans le concert donné par l’ensemble Nachtigall est une version fortement réduite, puisqu’elle a été élaborée pour 2 violons, 2 altos, 2 violoncelles et 1 contrebasse. Le texte de la nouvelle de Daudet est dit par un récitant selon un découpage en brèves séquences réparties entre les différents numéros des deux suites. Ce mariage entre texte et musique accroît encore le pouvoir évocateur des deux arts dans la mesure où leur interaction les enrichit mutuellement.