Date précédente
Date suivante

Dimanche 15 mars

Ensemble vocal Flores Harmonici

Symphonie Céleste

Carolina Acuña, Sandrine Gasser, Marie-Najma Thomas, Taghi Akhbari
Direction et organetto : Alexandre Traube

Programme

HILDEGARD VON BINGEN (1098 – 1179)

DJALÂL AD-DÎN RÛMÎ (1207 – 1273)

Ensemble médiéval Flores harmonici

Carolina Acuña, Sandrine Gasser, Marie-Najma Thomas
Taghi Akhbari ; direction et organetto : Alexandre Traube

Les “Flores harmonici”, les fleurs harmoniques, c’est le nom attribué au 13e siècle aux ornements qui font fleurir le chant médiéval. Et aujourd’hui, ce sont des chanteuses et chanteurs qui le font revivre.

Le répertoire de cet ensemble suisse de Neuchâtel, terre du premier Minnesänger (troubadour de langue allemande), part des traditions de chant européennes du 1er millénaire et des plus anciennes polyphonies connues, pour s’étendre à des champs musicaux de plus en plus variés. L’ensemble, à travers quelques enregistrements et de nombreux concerts, produit des programmes rares, parfois en re-création mondiale, impliquant à la fois une recherche philologique rigoureuse et une créativité qui dépasse les frontières entre genres et époques.

« Symphonie Céleste » Hildegard von Bingen et Djalâl ad-Dîn Rûmî

Hildegard von Bingen, l’une des plus grandes femmes de l’histoire occidentale, génie protéiforme et la compositrice majeure du Moyen Âge, créatrice d’innombrables mélodies sur ses propres poèmes, inspirées et mystiques, réunies sous le nom de “Symphonie de l’harmonie des révélations célestes”.

Djalâl ad-Dîn Rûmî, son cadet d’un siècle, l’un des grands poètes mystiques de l’humanité, et l’inventeur du genre musical nommé “saama”, concert spirituel où l’on atteint l’extase par la danse, porté par un chant de tradition orale embrasant les milliers de vers de l’auteur… L’Allemande et le Persan furent des lumières de leur temps et nous parlent plus que jamais aujourd’hui avec leur œuvre à la fois enracinée dans leur culture, leur religion et leur époque respectives, mais qui les dépasse par l’universalité de leur pensée et l’amour absolu qui les anime.

Ce programme les fait dialoguer de manière innovante et naturelle : trois merveilleuses voix féminines au service de cette femme qui a écrit pour les femmes, face à un fabuleux chanteur persan. Celui-ci non seulement improvise sur les poèmes de Rûmî dans les modes traditionnels de son pays, mais chante aussi Hildegard et nous inspire dans l’interprétation de ses ornements rhénans qu’on ne peut comprendre sans la tradition orale.
Un jeu de résonances subtiles et de croisements inattendus se met alors en place entre ces univers au long de cette Symphonie céleste.